extrait 13
Me voilà embarqué dans cette aventure, ne sachant pas vraiment dans quoi je me lançais. j'avais un minuscule studio pour domaine dans une ville inconnue et homophobe au possible. J'allais vite devenir "la pédale" de l'Adonis. Je ne sais pas actuellement mais à l'époque les bars dans le canton du valais ouivraient de 16 h à 23h. Très peu de temps pour faire un chiffre d'affaire convenable.
Une bonne partie des gays suisses romands étaient présents au début (merci à mon carnet d'adresse) et venaient faire une virée en territoire inconnu...et peut-être trouver un peu de chair fraîche. Au fil des mois, ma clientèle la plus fidèle était composée avant tout des serveurs des nombreux petits troquets de la région, en majorité gay ou en passe de le devenir... Pour les autres, il s'agissait de venir en bande de cinq ou six "casser du pédé", agressivité verbale et parfois physique, entrer dans le bar avec sa moto. Souvent, le plus agressif et hargneux de la bande revenait plus tard, calme et docile, "la queue entre les jambes", me demander ce que je faisais après la fermeture, sans doute histoire de vidanger le trop plein de leur pression "artérielle". Ils invoquaient tous les prétextes imaginables: envie de connaître, de pas mourir idiot, "ma femme est à la maternité et je suis seul", etc.
En parlant de femme enceinte, un lundi jour de fermeture du bar, je revenais de la gare à pieds, environs trois kilomètres pour arriver dans mon studio. En longeant tranquillement la grand route, je vis arriver une voiture en sens inverse et environ cinq minutes plus tard, la même voiture revenait dans le même sens que moi. Un fort accent espagnol, bel gueule à la Banderas: "Je peux te déposer ? - Pourquoi pas" Je vais pouvoir me retrouver tranquille chez moi et me coucher tôt! "Si tu as envie de venir prendre un verre à la maison, j'habite à côté de chez toi". Encore un qui me connaît mais que je ne connais moi-même ni d'Eve ni d'Adam ! Finalement, en bon célibataire, j'acceptais cette invitation ma foi bien tentante. Nous voici donc arrivé dans un des vieux quartiers de Martigny appelé le bourg: de vieilles maisons fort jolies, style début du XX° siècle, allignées agréablement le long d'une ruelle qui, la nuit venue, prenait une toute autre dimension,ressemblant au tristement célébre quartier de "White Chapel" à Londres, hanté pendant de longues années par le fantôme de Jack l'éventreur... Mais, trève d'Histoire, je reviens à la mienne... avec un petit h.
à suivre...

Commentaires
manara75 site : http://polichinel.blog4ever.com/blog/index-104575.html | le 18/12/2007 à 20:09:58Hmm hmm et que fait-on dans ce vieux quartier à pareilles heures quand on est accompagné d'un beau brun???
Hihi comme d'habitude, un petit message m'annoncant une nouvelle publication et me voilà pendue à votre plume.
A bientôt