Test - Amants . . .

extrait 12

Pas grand chose mis à part un apprentissage d'horticulteur abandonné juste avant le diplôme, des petits boulots ça et là et ce job de barman très bien rémunéré mais quels débouchés m'offriraient-ils par la suite ? Il est vrai qu'après deux ans passés dans ce bar,  j'avais un carnet d'adresses bien fourni, un salaire et des pourboires qui me permettaient de vivre sans toucher à mon salaire de base. Imaginez il y a 20 ans, un salaire entre 4000 et 5000 francs suisses, plus les pourboires !Mais cette machine bien huilée soudainement se mit à caler. De retour de deux semaines de vacances, nous avons appris, mon collègue et moi, que le bar devait fermer à la fin du mois. Depuis quelques temps déjà, les livreurs ne nous laissaient la marchandise que contre paiement immédiat, nos salaires avaient de plus en plus de peine à arriver sur nos comptes. Le discours "Prenez des avances sur les caisses du jour" était, si j'ose dire, monnaie courante.

Les patrons avaient tendance à confondre chiffre d'affaires et bénéfice net. Le lendemain du dernier soir, nous avions rendez vous avec eux pour recevoir notre dû, personne n'était au rendez-vous. Ils avaient pris la poudre d'escampette en Espagne ! Après plusieurs semaines pendant lesquelles nous avons frappé à diverses portes, j'ai appris que pendant deux ans, je n'avais été déclaré nulle part et vu mon âge (je n'avais pas 18 ans) légalement, je n'aurai pas eu le droit de travailler dans un bar comme celui-là car la clientèle n'était pas admise en-dessous de 18 ans. En résumé, je n'avais aucun droit. Me voici donc "à la rue". Que faire ? Surtout sans aucun diplôme en poche. Je me retrouvai dans la ronde infernale des petites annonces. Cependant, une petite annonce dans la rubriques "divers" attira mon attention ce jour-là. NOUVEAU BAR EN VALAIS RECHERCHE "MIGNON BARMAN". Je traduisis aussitôt "barman gay", du moins je supposais. En essayant de garder mon sérieux, je décroche le téléphone. La voix très colorée d'une femme d'origine espagnole m'explique en quelques mots qu'elle est propriétaire d'une auberge et qu'elle a sentit (son sens des affaires) que la communauté gay valaisanne n'avait pas de lieu de rencontre officiel et qu'elle était entrain d'aménager un bar chic surnommé "L'Adonis". Tout un programme... Un bar entièrement en marbre du sol au plafond avec une petite salle privée au fond. Je rêve ! Elle voulait en faire un bordel au masculin ? "Mais non ! me dit-elle, " juste un endroit intime"...

A suivre...



Article ajouté le 2007-12-14 , consulté 321 fois

Commentaires


JP
le 14/12/2007 à 14:22:45
hello manara75,et bien et bien je vous remercie de votre assiduité,j'en suis très touché,mais rassurez vous...je ne suis pas un héro,loin de là.A très vite
manara75
le 14/12/2007 à 13:35:38
Fidèle au poste comme toujours. Alors, notre héro va-t-il intégré ce nouvel emploi? Suite au prochain épisode.
A bientôt

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